January 30, 2005

La question de la soirée: lire ou écrire ?

Catégories: Littérature

En voila, une bonne question. Ces deux activités sont-elles complémentaires ou totalement antagonistes ? Les prolifiques écrivains sont-ils forcément de “gros” lecteurs ? Ou vice-versa ?

Personellement, j’ai toujours préféré l’écriture à la lecture. J’ai toujours préféré inventer mes propres mondes que de me retrouver enfermé dans ceux d’un auteur. Resultat: j’ai énormément écrit, et ceci depuis que je suis en l’âge de former des phrases correctes en français. Dans ma chambre, je pourrais me noyer sous mes manuscrits, cahiers de route et histoires inachevées.

Pourtant, quand Ultiman arrive et me demande “un bouquin a devorer ce soir”, je n’ai que 2 romans de Diablo 2 à lui prêter, en plus des romans que les professeurs de français nous demandaient d’acheter au lycée. Vous avez saisi: je fais partie de ceux qui écrivent beaucoup, mais lisent peu.

Personellement, je ne vois donc pas de lien entre lire et écrire: ma “carence” ne m’a jamais empêché de trouver matière à écrire et d’ailleurs, écrire autant ne m’a jamais encouragé à lire assidument.

Au contraire, je connais beaucoup de gens qui “dévorent” les livres, de préférence un ou deux par nuit. Parmi eux, Hibernya, qui m’a encouragé à lire plus . Bien sûr, je ne peux pas tenir eveillé plus d’un chapitre par nuit… Mais c’est un véritable miracle que j’aie pu lire la saga de l’Assasin Royal de Robin Hobb!

Depuis cet “apport de culture”, comment se portent mes nouvelles ? Eh bien, pas vraiment mieux. Je suis peut etre mauvais écrivain et analyste de romans, mais depuis que j’ai décortiqué les techniques d’écriture utilisées dans ces romans (et complété cette étude par quelques sites internet, en voici un pour votre amusement), mes nouvelles sont bancales ou rigides, je perds en spontanéité et je me mets à écrire des choses qui ne me sastisfont pas du tout.

La différence est la même que lorsque l’on dessine au crayon: on dessine le squelette du personnage, on efface et redessine mille fois jusqu’à épuisement. Et à la fin on s’aperçoit qu’on n’arrivera jamais à atteindre le rendu que l’on veut. A côté de ça, il y en a qui dessinent directement à l’encre de chine: c’est moins compliqué, et le trait est sûr et spontané.

Aye, je m’éloigne beaucoup du sujet la. Enfin peu importe, vous avez saisi la question de la soirée.

3 Commentaires »

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  1. Comme l’a signalé HED je suis un dévoreur de livre j’en suis d’ailleur réduit à ne pas lire pour éviter de passer la nuit dans un livre.

    Par contre je ne ressens pas cette irrésitible envhie d’écrire même si cela m’arrive. Par contre le fait de lire ne me gène nullement dans mes rédactions et je dirai même que cela stimule mon imagination, mais ce n’est pas pour autant que j’écris.

    Cependant je pense que pour certaine personnes ces deux activités que sont la lecture et l’écriture sont complémentaire. En résumé cela dépend de chacun.

    Comment par Hibernya — January 31, 2005 @ 9:09 pm

  2. La lecture, ennemie de l’écriture ? Je dois avouer que je suis partagé.

    Précisons d’abord mon cas. Je suis également un grand lecteur, à tel point que je ne peux pas m’endormir avant d’avoir lu une bonne demie-heure (sauf après trois nuits blanches d’affilée, le corps a ses limites).
    Je ne suis, comme Hibernya, pas un grand écrivain. Souvent, des idées se bousculent, mais il me manque la colle pour toutes les rassembler. Les rares fois ou je couche des mots sur du papier, c’est long et laborieux.

    Maintenant, passons au coeur du sujet.
    Certes, le fait de lire beaucoup peut gêner l’écriture. En effet, en lisant on enregistre inconsciement des univers, des scènes et des personnages que le subconscient fait souvent ressortir. Au final, on se demande si telle idée est vraiment de nous ou si elle provient d’une ancienne lecture.
    De plus, on assimile par la même occasion des tournures et des formulations qui ne sont pas les notres.

    Mais est-ce une si mauvaise chose ? De nos jours, il faut l’avouer, on ne peut plus réellement créer de nouvelles idées. La noosphère arrive à saturation. Et pourtant, l’originalité est toujours la. Elle provient certes d’idées déjà utilisées, mais retravaillées, complètées par le caractère et la sensibilité de l’écrivain. De même, les phrases et tournures provenant d’autres auteurs ne sont pas qu’une calamité. On doit bien sur les analyser, et en ressortir celles qui nous correspondent, mais au final on y gagne une plus grande richesse.

    Enfin, concernant HED, je pense que ton problème ne vient pas de la lecture en général, mais de tes lectures uniquement. Décortiquer les livres tel que c’est présenté dans le milieu scolaire est à mon avis totalement stupide et contre-productif.
    Lis ce qui te plait, abreuve toi de monde et d’histoires, mais uniquement dans les domaines qui t’intéressent. Et surtout, ne cherche pas à construire tes phrases de facon académique. Laisse cette difficulté aux poêtes et aux lettrés, dont le but est de faire des livres compréhensibles par le millième de la population.

    Iluvatar, amoureux des mots.

    Comment par Iluvatar — February 1, 2005 @ 10:21 pm

  3. Tout d’abord, merci à Iluvatar d’avoir posté ce commentaire.

    Ensuite, ton pessimisme sur la créativité et les nouvelles idées tombe au mauvais moment, celui où je viens de lire Gapingvoid ^^ Pour etayer un peu plus mon désaccord, je pense qu’il y a toujours de la place pour les nouvelles idées. Le monde n’est pas figé derrière la plume de quelques auteurs-référence que les autres se sont -mmerdés à recopier et à adapter. Il existe des personnes qui écrivent non pas pour faire un best seller et devenir riche et celebre, mais tout simplement parce qu’ils en ressentent le besoin, l’impulsion.

    Et pas besoin de retravailler les dernieres “belles tournures” pour satisfaire ce besoin d’ecrire. Pour avoir essayé les deux methodes, je penche nettement pour l’écriture “spontanée” (comme il est indiqué dans le post ci-dessus)…

    Mes stupides essais d’analyses de romans, comme tu les appelle, ne se basent pas sur mes cours de français ou des methodes que j’ai achetées à la FNAC ^^ Je ne recherchais pas un moyen d’être productif et de vendre mes fantastiques histoires inachevées, mais un moyen de réussir à écrire ce que je voulais au moment où j’en ressentais le besoin. Comme je l’ai dit, je refuse de me laisser enfermer dans les univers des autres auteurs et de rester béat devant leurs mondes et leurs histoires. D’où mon besoin d’utiliser leurs livres pour m’en faire mes outils. D’où mon mon besoin d’ecrire. Et mon envie permanente de créer. De changer le monde. Même si cela fait rire toute la planète :p

    Comment par HED — February 1, 2005 @ 10:52 pm

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